Depuis plusieurs années, il y a un très fort consensus quant à la priorité à accorder à l’éducation et à l’enseignement supérieur comme assises du développement global du Québec. On peut en conséquence s’attendre à ce que cela se répercute sur les budgets du gouvernement Québec. Pourtant, les milieux de l’éducation demeurent globalement insatisfaits des moyens financiers dont ils disposent (crédits budgétaires en provenance du gouvernement) et réclament toujours davantage de fonds. Cela signifie-t-il qu’en dépit du discours, le gouvernement n’accorde pas l’importance souhaitée aux besoins des établissements ? Si oui, le problème vient-il de la faible marge de manœuvre, ce dont le ministère des Finances et ses consultants s’affairent à nous convaincre ? Comme on peut s’y attendre, les opinions sur ces sujets diffèrent.
L’objectif du présent texte est d’offrir quelques pistes d’analyse et de réflexions pour alimenter le nécessaire débat sur les finances publiques. Il porte essentiellement sur le réseau universitaire. Il est préparé dans le contexte « pré-budgétaire » au Québec.
En prévision des consultations budgétaires du printemps 2010, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a mis sur pied un Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques qui, tout en s’affichant comme indépendant, est co-présidé par le ministre lui-même. Au moment d’écrire le présent texte, deux des trois fascicules que le Comité a prévu publier l’ont été. Ni l’un, ni l’autre n’apporte directement les universités. Toutefois, la facture des rapports et l’approche globale privilégiée fournissent suffisamment d’éléments pour laisser entrevoir des problèmes à venir pour le réseau universitaire, l’accès aux études, les conditions d’apprentissage, d’enseignement et de recherche.
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